Mickaila SIDI, Directeur du Foncier et de l’Environnement à la Mairie de Parakou

3 septembre 2018

Pourquoi l’opération d’abattage des bêtes en divagation ?
Cette initiative est née des réformes instaurées par le Maire Charles TOKO. Le constat fait est que Parakou est devenue un campement d’élevage d’animaux. Sur les voies publiques, dans les rues, les citoyens cohabitant avec ces animaux, se retrouvent victimes d’accidents mortels du fait de cette divagation. Aussi, ces animaux sont l’une des causes de destruction de la forêt urbaine en cours de reconstitution. L’autorité a donc décidé de lutter contre ce fléau, d’abord par la capture des bêtes en divagation. Les premières expériences ont eu un certain écho mais les interprétations faites par la suite ont amené le Maire à passer à une phase répressive.
Que faites-vous des bêtes abattues ?
Avant le démarrage, le Procureur a été saisi des intentions de la municipalité et l’aval du Procureur a été reçu. De commun accord, les bêtes abattues sont envoyées à la prison civile de Parakou pour servir à la consommation des détenus.
N’y a-t-il pas une autre alternative à l’abattage systématique ?
Si la mairie est passée à la répression, c’est parce qu’il y a récidive. Les populations ne veulent pas obtempérer. Cette divagation a déjà causé des pertes en vies humaines. Aussi, les excrétas de ces animaux, drainés par les eaux se retrouvent à la consommation à travers les produits du maraîchage, ce qui occasionne une hausse des cas de fièvre typhoïde. Cette phase permettra aux populations de se discipliner pour le bien de tous.