Session extraordinaire à l’Assemblée nationale

29 août 2018

Le BMP veut accélérer le vote des réformes

C’est la dernière ligne droite pour un parlement qui finit son mandat dans quelques mois. Il ne reste plus qu’une session ordinaire à la septième législature. Il s’agit de la deuxième session de cette année qui s’ouvre à la mi-octobre ; une session budgétaire. Ces temps-ci sont donc les derniers dont dispose le BMP pour faire passer certaines lois devant accompagner les réformes du gouvernement.

Il est évident que la configuration politique actuelle de l’Assemblée nationale est largement favorable au gouvernement. La soixantaine de députés du bloc de la majorité parlementaire assure aux lois d’initiative pro-gouvernementale, un passage sans faille. Fort de sa majorité, le BMP souhaite donc profiter de ses derniers mois d’existence pour donner un coup d’accélérateur aux réformes gouvernementales. Et les points à l’ordre du jour de la session extraordinaire qui s’ouvre ce jour, en donnent la preuve.

En effet, il n’y a plus de temps à perdre pour le vote du code électoral. Il ne reste que quelques semaines pour tomber sur le coup des dispositions communautaires exigeant un consensus national avant toute révision de la loi électorale à moins de six mois des élections. Le BMP a donc le chronomètre en main sur ce dossier et passera à la vitesse supérieure aujourd’hui. C’est aussi le meilleur moment pour faire passer d’autres dossiers polémiques liés au droit de grève, au statut de la fonction publique etc. Dès le dernier trimestre de l’année, le moment ne s’y prêtera plus pour trois raisons. D’abord, les débats budgétaires prendront le temps au parlement. Ensuite, la préparation des prochaines élections occupera les députés, surtout ceux du BMP qui ont pour objectif de former trois blocs autour du chef de l’Etat. Enfin, l’ambiance politique sera suffisamment électrique pour expliquer à l’opinion publique des lois controversées.