Le consommateur paye le prix de l’interdiction des sachets plastiques

29 août 2018

Le parlement béninois a voté la loi N°2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin. Selon les dispositions de cette loi, on entend par emballage plastique, tout plastique destiné à contenir, à conditionner, et à protéger les marchandises ou les articles en vue de faciliter leur manutention, leur transport ou leur acheminement.

Dans l’application de la loi, l’on se rend compte que c’est le consommateur final qui paye le prix. Au niveau des supermarchés et pharmacies, les clients sont servis sans emballages. S’ils tiennent à mettre leurs produits dans un emballage, le coût de ceci leur est facturé. Selon l’emballage choisi, le coût peut varier de 50 à 100 francs CFA. C’est une situation qui enrichit les fournisseurs et appauvrit les consommateurs comme le témoigne ce client rencontré dans une pharmacie de la place. « ….Vous voyez vous même ? Parce qu’on m’a demandé si j’ai gardé un sac pour les produits et j’ai dit non, on me dit de passer à côté pour qu’on serve les autres. C’est la nouvelle disposition m’a-t-on ajouté ». Il s’agit d’une décision prise par l’Intersyndical des pharmaciens du Bénin selon un communiqué affiché dans certaines pharmacies.

Face à cette situation, les clients invitent le gouvernement à prendre les dispositions utiles afin de leurs faciliter la vie. A défaut de servir les produits dans des sacs réutilisables, ils souhaitent que les pouvoirs publics imposent aux pharmacies, supermarchés et autres magasins de se doter de sachets biodégradables dans lesquels ils devront servir les consommateurs.